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Les mains visage de l'âme ?

22/01/2018

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A l'affiche

Respect et bienveillance, nouveau pétrole managérial.

De nombreux indices nous montrent depuis des années que quelque chose ne tourne pas rond dans notre monde.

 

Du respect

 

Une enquête de l’Anact menée il y a plus trois ans sonnait à nouveau l’alerte. Pour plus de 60 % des salariés, toutes catégories et tous sexes, la demande de respect était une des plus importantes dans la liste des items contribuant à de bonnes conditions d’emploi et de travail. Bien avant la carrière par exemple.

 

Notre expérience multi-quotidienne nous envoie à la figure et dans les neurones ces agressions, de comportement comme de langage, qui dissolvent l’ambiance comme un vinaigre bien efficace, sinon un acide.

 

Le respect et la politesse sont les premières bases d’une société policée, civilisée. L’attitude et le langage démontrent à tous qu’une égalité de nature doit être strictement reconnue. Ne pas voir quelqu’un, ne pas le considérer c’est déjà entamer un processus dangereux. Le langage et ses formules, même si ils sont de convention, a un effet considérable. Ils bloquent, tempèrent toutes formes de violence. Ne plus y penser, ne jamais saluer, ne pas savoir demander ou remercier va créer un mécanisme d’indifférence, puis peut-être de mépris. Phénomène dont souffriront les plus faibles davantage encore.

Évidemment les formules de politesse sans l’esprit de respect ne seront que piètres figures de convention sociale.  Il est sûr que des ruptures d’éducation brouillent le sujet. Mais chacun attendant, exigeant le respect pour soi, sera sans doute enclin à (re)trouver les bons réflexes pour les autres. Le respect est la frontière à ne jamais dépasser et forcer.

 

Il n’est pas certain que là encore, pour sacrifier aux modes RH contemporaines, il faille diffuser un questionnaire de 35 pages aux 250 questions. Il faut repréciser les règles de vie communes dans l’équipe, avec ses partenaires, à l’oral comme à l’écrit.

Il y a un peu de la gymnastique dans le respect,  à ne pas utiliser certains muscles on peut se diriger vers l’atrophie…

Le dessinateur Barros, avec son humour, rappelle simplement que toute relation humaine se vit et que la relation virtuelle devrait rester dans de justes limites.

 

 

 

http://dessin-en-direct.fr/

N’hésitez pas à contacter Y.Barros, un dessin vaut mieux qu’un long discours.

 

 

De la bienveillance

 

Nous voyons bien que le rythme demandé et supporté est pour certains difficile. Notamment dans les secteurs où une production ou un CA engrangés en un délai déterminé est exigé. Quand la relation se tend, l’esprit se ferme et l’effort se mesure...

 

Suivant les époques, on sent qu’il s’agit de remettre un peu d’huile dans les rouages pour éviter tout échauffement. Il y a très longtemps on parlait de considération. Le terme bienveillance est plus large, plus émotionnel, plus riche, moins convenu. Il permettra d’avancer sans à coups.

 

Quelle définition donner à ce nouveau pétrole managérial ?

En feuilletant les dictionnaires, on discerne qu’il s’agit de la qualité d’un être humain à se montrer ouvert, généreux, attentionné, tout disposé à faire le bien de l’autre. On vise, non seulement le bien de l’autre  mais également son bonheur. Nous voilà décollant vers un ciel pur d’intentions vertueuses.

 

Tout ceci est bien bon, mais idéalise sans doute un comportement qui doit inspirer des attitudes et comportements dans des relations professionnelles. Chacun a des dons très divers pour exercer son regard…fraternel si les frontières étaient dépassées.

Le respect fixe des règles simples et concrètes, bien souvent universelles dans le rapport à l’autre. La bienveillance demande encore plus d’adaptation à chacun, les registres sont infinis. Il faut arriver à « objectiver » au mieux ces sentiments élevés.

 

Le respect comme la bienveillance devront résister au métal et au choc de l’action. Le bonheur, l’attention… Il faut aussi se méfier du tout proclamé qui dispenserait de cette marche laborieuse avec tous les ajustements de la journée. On serait tombé alors dans un proclamé qui donne l’illusion d’une réalité. Certainement la bienveillance ressortit de l’action concrète plus que de la parole.

 

Un sage définissait la bienveillance sous trois facettes:

- bien voir

- bien faire

- bien dire

 

Ces trois expressions peuvent donner un champ concret à nos actions et à notre esprit.

Nous pouvons tous imager: voir ce qui a été réussi avant tout; faire ce qui est de notre ressort, ce qui est dû, ce qui est attendu par l’autre; dire avec les mots choisis, adaptés, en cohérence avec des choix pédagogiques pour faire comprendre plus que de dire. Bref, nous voilà avec un programme d’une exigence certaine.

 

Former à la bienveillance et au respect ? Certainement car, il faut d’abord prendre conscience de ses propres modes de fonctionnement, puis travailler aux aménagements indispensables. Tout outil personnel de diagnostic sera donc pertinent pour construire.

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