Please reload

Récents

Les mains visage de l'âme ?

22/01/2018

1/8
Please reload

A l'affiche

"On voulait des voitures volantes, on a Twitter…" Ou le Progrès en panne…

 

Nous vivons immergés dans un monde de technos et pourtant le progrès technique s'éloignerait…

 

Il faut lire des revues. Elles se vendent mal car cette lecture est exigeante, pourtant en peu de pages se concentrent de belles ressources. Encore faut-il ne pas chercher ce que l'on veut trouver à tout prix !  Une revue n'est pas faite pour nous renforcer  dans nos visions et convictions. Elle sert d'abord à densifier notre réflexion en provoquant l'ouverture de nouveaux chantiers et de nouvelles connexions. Elle pousse à découvrir pensées et témoins inconnus à ce jour. Elles militent pour le temps long de la lecture. Zapper ne sert à rien, il faut pénétrer dans un cercle, l'appréhender, le visiter, picorer, revenir, ruminer. 

La revue est là aussi pour déconcerter, décaler notre pensée. Ce n'est pas notre fil d'actualité sur smartphone qui bombarde notre regard de banalités ou de drames.

 

 

La revue Papiers de France Culture sort son numéro 2.

 

Je choisis un article provocateur : "On voulait des voitures volantes, on a Twitter", Michael Hanson, journaliste scientifique britannique. La période d'anticipation date d'il y a bientôt 40 ans. Aujourd'hui il y a de légères améliorations, pas tellement plus. Dans le domaine des techniques qui inondent notre vie quotidienne c'est sans doute vrai. On a atteint un pallier technologique (sauf sans doute dans le domaine du corps humain et du cerveau…). 

Les avions de ligne mettait 8h pour faire Londres New York, c'est toujours le cas… Et le Concorde a disparu. Ce journaliste insiste : dans le domaine médical, aucun traitement d'avenir n'a vu le jour;  Révolution verte, matériaux, combustibles, les changements sont encore mineurs.

 

Pourquoi le progrès marquerait-il le pas ? 

 

La seconde Guerre Mondiale est loin, les crédits militaires boostaient la recherche;

L'argent va à l'argent et non à l'innovation;

Les grandes innovations sortaient plus du secteur "public" comme des Universités que du secteur strictement privé;

L'aversion au risque bloque la recherche de progrès technique;

 

Nous vous laissons découvrir cet article en achetant la revue ! 

https://www.franceculture.fr/medias/papiers-la-revue-de-france-culture-le-gout-du-nouveau

 

Ajoutons un facteur puissant qui limitera l'innovation réelle dans les sociétés: le conformisme. Gaz subtil qui tétanise l'originalité. 

 

Permettons nous de citer La banalité du conformisme sur le point essentiel de la disparition d'un esprit critique, levier des vraies innovations.

 

Faillite de l’esprit critique 

 

L’acceptation massive de justifications généralisées sans avoir à bâtir des réponses personnelles, le fait de ne jamais avoir à produire une pensée solitaire personnelle, le fait d’accepter une pensée rapide, sans temps de maturation, le fait d’être jugé sur le respect d’application de normes, fruits d’une rationalisation poussée à l’extrême, le fait de devoir répercuter dans sa communication les mots d’une pensée conforme,  conduisent à la faillite de tout esprit critique.

 

L’éloignement du « faire » pour de nombreux métiers ou fonctions ont modelé l’esprit humain. L’important est le conforme, l’espérance est de ne pas se singulariser, le salut est de durer sans que le projecteur ne se braque sur nous. Le véritable esprit critique est de se remettre en question, de s’interroger sur les finalités de son action. L'esprit critique cherche non seulement à identifier des solutions mais par-dessus tout à identifier le problème.

 

Quelles bonnes questions se poser, quels comportements remettre en cause, les siens, ceux des autres ? Aucune barrière, aucune défense n’arrêtent le cheminement du véritable esprit critique. Ce qui était valable hier, l’est-il aujourd’hui, le sera-t-il demain ? L’esprit critique permet de dépasser la façon habituelle de poser une question, de la retourner, de la désosser, de la presser. Le confort ou la tranquillité sont ainsi antinomiques de l’esprit critique.

 

 

Facebook
Twitter
Please reload

Please reload